Un modèle de scénario de science-fiction pour Google Docs. Déjà au format. Prêt pour votre grande idée.
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Tout grand scénario de science-fiction commence par « et si ». Et si une machine pensait. Et si on pouvait voyager dans le temps. Et si la personne en face de vous n’était pas humaine. Le concept est le moteur, mais le scénario est le véhicule. La science-fiction ne marche pas grâce à ses idées, elle marche grâce à ce que ces idées font aux personnages coincés dedans. Les meilleurs scénarios du genre se servent de leur prémisse comme d’un caisson de pression : on y met un être humain dans une situation impossible et on regarde ce qu’il révèle de lui.
Construire un monde dans un scénario n’a rien à voir avec de l’exposition. C’est de la suggestion. On n’explique pas les règles du monde en dialogue. On montre un personnage qui les suit, ou qui les enfreint, et le spectateur complète. Moins vous expliquez, plus c’est vrai. Un seul détail, une cicatrice, une porte fermée à clé, un mot que quelqu’un refuse de dire, peut bâtir un univers entier dans la tête du lecteur. C’est ça, le métier. C’est ce qui sépare le scénario de science-fiction du roman de science-fiction.
Ce modèle vous donne la structure. Titres de séquence, lignes d’action, dialogues, tout est au format professionnel. Vous apportez la question. Les marges sont déjà justes.
Courier 12, marges justes
À adapter ou à supprimer
Prêts à l’emploi
Mise en forme en un clic
Ce modèle est bâti autour d’une scène charnière d’Ex Machina (2014), le premier film d’Alex Garland comme réalisateur : le moment où Caleb rencontre Ava. Un jeune programmeur, transporté dans un centre de recherche isolé, entre dans une pièce et voit une machine qui le regarde. Une vitre entre eux. Une conversation commence. Et plus rien, ni dans le film ni dans la façon dont Caleb comprend le réel, ne sera pareil.
La scène paraît simple : deux personnes qui se parlent à travers une vitre. Le scénario de Garland transforme cette simplicité en piège. Chaque réplique fait un double travail : Caleb teste Ava, Ava étudie Caleb, et Nathan les observe tous les deux. Le spectateur croit savoir qui mène. Il se trompe. Le génie de la scène, c’est qu’elle fait passer un test de Turing au spectateur autant qu’au personnage. Quand vous comprenez que vous avez été manipulé, il est trop tard : la machine vous importe déjà.
Garland a écrit et réalisé Ex Machina pour 15 millions de dollars. Le film en a rapporté 37 dans le monde et a gagné l’Oscar des meilleurs effets visuels. Mais la vraie réussite, c’est le scénario. Trois personnages, un lieu, et une question qui reste sous la peau : si vous ne pouvez pas distinguer un esprit réel d’un esprit simulé, est-ce que la différence compte encore ? Garland ne répond pas. Il serre la vis jusqu’au dernier plan.
La meilleure science-fiction ne vous montre pas le futur. Elle vous montre vous, dans le reflet de ce que vous avez fabriqué.
Le modèle est gratuit. Le futur est à vous.
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