Le guide complet du format

Le format du scénario dans Google Docs : le guide complet 2026

Le format standard du scénario obéit à des règles précises : Courier 12, marges d’un pouce, un retrait propre à chaque élément. Ce guide détaille chaque réglage et montre comment l’appliquer dans Google Docs en moins de dix minutes.

Dernière mise à jour : 15 mai 2026

Google Docs

Qu’est-ce que le format standard ?

Le format standard, c’est l’ensemble des conventions typographiques utilisées au cinéma et à la télévision depuis les années 1930. Il fixe l’allure d’un scénario sur la page pour qu’une page correctement mise en forme vaille à peu près une minute à l’écran. Tous les lecteurs de studio, les producteurs et les coordinateurs attendent ce format, et un texte qui ne le suit pas trahit l’amateur, souvent avant la deuxième page.

Le format repose sur six éléments (titre de séquence, action, nom de personnage, dialogue, didascalie, transition) tenus par des règles typographiques strictes.

Pourquoi le format compte plus qu’on ne croit

C’est la seule manière universellement acceptée d’estimer une durée, de chiffrer un budget et de dépouiller un scénario pour le tournage. Un scénario de 110 pages bien mis en forme fera environ 110 minutes à l’écran. Un document de 110 pages qui ignore le format peut en faire 70 comme 180. Producteurs, réalisateurs et équipes de mise en scène s’appuient sur ce rapport de un pour un pour tout planifier, des jours de tournage aux convocations.

Les six éléments du format

Chaque ligne d’un scénario appartient à l’un des six éléments. Chacun a sa règle typographique et son retrait. Ensemble, ils créent le rythme visuel qui fait qu’un scénario ressemble à un scénario.

Titres de séquence

Ils ouvrent chaque scène. Forme : INT. ou EXT., le lieu, le moment. Tout en majuscules, collés à la marge de 3,8 cm.

INT. CAFÉ - JOUR

Lignes d’action

Elles décrivent ce qu’on voit et ce qu’on entend. Au présent, à la troisième personne, sans pensées intérieures. Collées à gauche, en minuscules.

Sarah pose son café et fixe la porte.

Noms de personnage

Au-dessus du dialogue. Tout en majuscules. À 9,4 cm du bord gauche, ce qui les place à peu près au centre.

SARAH

Dialogue

Ce que dit le personnage. En minuscules. À 6,4 cm du bord gauche. Sans guillemets.

Je t’attendais.

Didascalies

Facultatives. Une courte indication de jeu, au milieu d’une réplique. En italique, en minuscules, entre parenthèses, à 7,9 cm. À utiliser avec parcimonie.

(à voix basse)

Transitions

Facultatives. Les changements de scène, du type COUPE À : ou FONDU AU NOIR. Tout en majuscules, alignées à droite à 19 cm. Les scénarios d’aujourd’hui en mettent peu.

CUT TO:

Les retraits exacts

Titre de séquence et action : 0, collés à la marge gauche de 3,8 cm. Nom de personnage : 9,4 cm. Didascalie : 7,9 cm. Dialogue : 6,4 cm. Transition : alignée à droite à 19 cm. Ce sont les valeurs qu’utilisent Final Draft, Highland et Fade In, et celles que Screenplay Editor applique tout seul dès que vous désignez un paragraphe comme tel ou tel élément.

Régler le format dans Google Docs

Régler correctement le format dans Google Docs prend une dizaine de minutes la première fois. Une fois vos styles posés, enregistrez le document comme modèle et resservez-vous-en à chaque nouveau scénario.

1

Passez la police en Courier 12

Allez dans Format > Texte > Police. Choisissez Courier New dans la liste. S’il n’y est pas, cliquez sur Plus de polices en haut du menu et ajoutez-le. Mettez le corps à 12 dans la barre d’outils. Courier est obligatoire : c’est une police à chasse fixe, chaque caractère occupe la même largeur, et c’est ce qui fait tenir le rapport d’une page par minute.

2

Réglez les marges (3,8 cm à gauche, 2,5 ailleurs)

Allez dans Fichier > Configuration de la page. Mettez les marges du haut, du bas et de droite à 2,5 cm, et celle de gauche à 3,8 cm. Vérifiez que le format de page est Letter (21,6 x 27,9 cm). Cliquez sur Définir par défaut si vous voulez que tous vos nouveaux documents démarrent ainsi.

3

Créez un style de paragraphe par élément

Google Docs n’a pas de styles de scénario, vous allez donc créer les vôtres. Tapez une ligne d’exemple pour chaque élément, sélectionnez-la, posez le bon retrait à la règle (titre de séquence : 0, dialogue : 6,4 cm, didascalie : 7,9 cm, nom de personnage : 9,4 cm, transition : alignée à droite à 19 cm), puis allez dans Format > Paragraph styles > Normal text > Update Normal text to match. Recommencez pour Titre 1, Titre 2 et les suivants, en associant un style à un élément. Ensuite, changer d’élément se fait en un clic.

4

Écrivez les titres de séquence correctement

Chaque scène commence par INT. (intérieur) ou EXT. (extérieur), puis le lieu, un tiret, et le moment de la journée. Tout en majuscules, sur une ligne. Exemple : INT. APARTMENT - NIGHT. Utilisez JOUR, NUIT, MATIN, SOIR, CONTINU ou PLUS TARD. Évitez les variantes inventées du type FIN D’APRÈS-MIDI : le lecteur balaie le titre de séquence d’un coup d’œil et s’attend aux mentions habituelles.

5

Mettez les blocs de dialogue en forme

Un bloc de dialogue, c’est trois paragraphes : le nom du personnage (majuscules, retrait 9,4 cm), une didascalie facultative (italique, retrait 7,9 cm), et la réplique (retrait 6,4 cm). Laissez une ligne vide avant et après le bloc entier. Si deux personnages parlent l’un après l’autre, mettez une ligne vide entre leurs blocs.

6

Exportez en PDF sans casser le format

Quand la version est prête, allez dans File > Download > PDF Document. Le PDF fige la mise en forme : celui qui ouvre le fichier voit exactement ce que vous avez écrit, quelles que soient ses polices, sa machine ou sa version de Google Docs. C’est aussi le seul format accepté par la plupart des concours, agents et producteurs. N’envoyez pas de .docx, la mise en forme dérift in another reader’s Word version.

Les erreurs de format les plus fréquentes

La plupart des erreurs ne viennent pas de l’ignorance mais de la dérive. Le scénario part propre et se dégrade au fil des réécritures, des copier-coller et du travail à plusieurs. Voici les cinq qui reviennent le plus.

La mauvaise police, ou le mauvais corps. Le scénario se lit comme un roman parce qu’il est en Arial 11 ou en Times New Roman 12. Tout ce qui n’est pas du Courier 12 casse le rapport une page par minute et signale l’amateur dès les premières secondes de lecture.
Des noms de personnage mal alignés. Certains noms sont à 9,4 cm, d’autres à 10, d’autres contre la marge gauche. En général, c’est un copier-coller venu d’ailleurs. Le rythme visuel du dialogue devient impossible à suivre.
Des titres de séquence en minuscules. On lit « Int. appartement - nuit » au lieu de « INT. APPARTEMENT - NUIT ». Le lecteur balaie un scénario en cherchant les blocs en majuscules. Les minuscules cassent ce balayage.
Des didascalies qui font le travail de l’auteur. « (en colère) » devant chaque réplique d’une dispute, c’est d’amateur. La didascalie existe pour le moment rare où le jeu n’est vraiment pas évident. Si vous en mettez souvent, c’est que le dialogue lui-même a besoin d’être retravaillé.
Des sauts de page au mauvais endroit. Un titre de séquence en bas de page sans rien en dessous, ou une réplique coupée en deux pages. Dans Google Docs, vous pouvez forcer un saut manuel (Ctrl/Cmd + Entrée) avant l’endroit qui pose problème, ou laisser un module éviter ces coupures tout seul.

Aucune n’est fatale isolément. Mais si un lecteur en croise deux ou trois dans les cinq premières pages, il en conclura que l’auteur ne connaît pas le métier et baissera ses attentes pour tout le reste.

Un modèle gratuit, déjà au format

Si vous voulez sauter tous ces réglages, partez de notre modèle de scénario gratuit. Tout ce que décrit cette page y est déjà appliqué : vous ouvrez le document et vous écrivez.

Des modèles spécialisés existent aussi pour les courts métrages, pilotes de sérieet scénarios d’horreur, chacun réglé selon les conventions de son genre.

Laisser Screenplay Editor formater

Si vous ne voulez pas régler les styles à la main, Screenplay Editor applique tout ce que décrit cette page tout seul. Vous l’installez une fois et votre scénario reste au format standard pendant que vous tapez.

Détection automatique des éléments. Le module reconnaît si vous écrivez un titre de séquence, un nom de personnage, un dialogue ou une action, et applique le bon retrait, la bonne police et la bonne casse en direct.
Changer d’élément d’une touche. Tabulation fait défiler titre de séquence, action, personnage, didascalie et dialogue. Aucun menu à ouvrir, aucun retrait à poser.
Autocomplétion des personnages. Une fois un personnage introduit, le module propose son nom dès que vous le retapez. L’orthographe reste la même sur 120 pages.
Export PDF et Final Draft (.fdx). Vers les formats du métier, en un clic. Le .fdx s’ouvre directement dans Final Draft, WriterDuet, Fade In et la plupart des outils de production.
Collaboration en temps réel. Le module se pose sur l’écriture partagée de Google Docs : deux auteurs travaillent sur le même scénario en même temps sans casser le format.

L’extension Chrome et le module Workspace ont tous les deux une formule gratuite. Toutes les fonctions de mise en forme de cette liste marchent gratuitement ; Pro débloque les exports avancés, les statistiques de personnages et les outils d’IA.

Écrivez

Arrêtez de vous battre avec la mise en forme. Installez l’extension et laissez-la poser les retraits pendant que vous écrivez.

Installer l’extension Chrome

Recommandé, la mise en forme la plus rapide

Installer le module Workspace

Fonctionne dans tous les navigateurs

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Questions fréquentes

Les règles du format scénario, et comment les appliquer dans Google Docs sans se battre avec la règle.

Prendre le modèle gratuit
C’est quoi, le format standard du scénario ?
C’est l’ensemble des conventions typographiques du cinéma et de la télévision : police Courier 12, marges de 2,5 cm (3,8 à gauche), page au format US Letter, et un retrait précis par élément (titre de séquence collé à gauche, nom de personnage à 9,4 cm, dialogue à 6,4 cm). Une page bien mise en forme vaut à peu près une minute à l’écran.
Quelle police et quel corps pour un scénario ?
Courier ou Courier New, corps 12, graisse normale. C’est la seule police acceptée dans le métier parce qu’elle est à chasse fixe : chaque caractère occupe la même largeur, et c’est ce qui rend le rapport page-minute prévisible. Des variantes récentes comme Courier Prime existent, mais Courier 12 reste le choix le plus sûr.
Quelles sont les bonnes marges ?
2,5 cm en haut, en bas et à droite. 3,8 cm à gauche pour la reliure. Page au format US Letter (21,6 x 27,9 cm), même quand on écrit hors des États-Unis. Avec du Courier 12, ces valeurs donnent environ 55 à 58 lignes par page.
Google Docs propose-t-il un format de scénario intégré ?
Non. Google Docs ne fournit ni modèle de scénario ni jeu de styles pour ça. Vous pouvez régler le format à la main avec les styles de paragraphe et la règle, partir d’un modèle, ou installer un module qui l’applique tout seul.
Comment exporter en PDF un scénario bien mis en forme depuis Google Docs ?
Allez dans Fichier, puis Télécharger, puis Document PDF. Le PDF fige la mise en forme : celui qui ouvre le fichier voit ce que vous avez écrit, quelles que soient ses polices et sa machine. N’envoyez jamais un .docx pour une soumission, la mise en forme dérivera dès que le destinataire l’ouvrira avec une autre version de Word ou d’autres polices.
Le format change-t-il entre la télévision et le cinéma ?
La base typographique est identique : Courier 12, mêmes marges, mêmes retraits. Les différences sont structurelles. Un pilote de série découpe en actes, en général quatre plus un teaser pour une heure, deux pour une demi-heure. Les séries en caméra unique ressemblent à des films. Les séries multicaméras doublent l’interligne des dialogues et mettent les indications scéniques en majuscules. Le long métrage ne découpe pas en actes, sa structure est implicite.