Un modèle de scénario de thriller pour Google Docs. Déjà au format. Prêt pour votre histoire la plus noire.
Obtenir le modèle (gratuit)Ça s’ouvre dans Google Docs. Faites une copie et écrivez.
Un thriller ne fait pas peur avec ce qui surgit, mais avec ce qui pourrait surgir. Le genre carbure à l’information : qui la détient, qui ne l’a pas, et ce qui arrive quand le spectateur en sait plus que les personnages. Chaque scène resserre l’étau. Chaque réplique peut être un mensonge. L’auteur tient la soupape, et les meilleurs thrillers ne la relâchent qu’à la toute dernière page.
Ici, tout est structure. Il faut une montée qui paraisse inévitable sans jamais être prévisible. L’ouverture pose un niveau de normalité. Puis quelque chose casse. Et le reste du scénario est la conséquence de cette cassure : elle s’élargit, embarque d’autres personnages, alourdit le prix de chaque décision. Le spectateur doit sentir les murs se refermer avant les personnages.
Ce modèle vous donne le cadre. Titres de séquence, lignes d’action, blocs de dialogue, tout est au format professionnel. Vous vous occupez de la tension. Les marges sont déjà justes.
Courier 12, marges justes
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Prêts à l’emploi
Mise en forme en un clic
Ce modèle est bâti autour de l’ouverture de Prisoners (2013), le thriller dévastateur de Denis Villeneuve sur deux familles brisées par la disparition de leurs filles le jour de Thanksgiving. C’est le film qui a fait découvrir au public américain la précision de Villeneuve, et il reste l’un des thrillers les mieux construits de ces vingt dernières années.
L’ouverture est une leçon sur ce que les scénaristes appellent l’« avant ». Le scénario d’Aaron Guzikowski passe ses premières minutes à construire un monde de chaleur, d’habitudes et de confiance. Deux familles autour d’un repas de fête. Des enfants qui jouent. Des adultes qui parlent. Tout est ordinaire. Tout est sûr. Et puis ça ne l’est plus. Le basculement est d’abord silencieux : une question, un regard, un manteau qui manque. Quand les parents comprennent, le spectateur a déjà senti le sol disparaître. Voilà ce que vaut une ouverture de thriller qui mérite son angoisse au lieu de l’annoncer.
Ce qui rend Prisoners exceptionnel, c’est son refus de simplifier. La disparition est l’élément déclencheur, mais le vrai thriller est ce qui arrive à ceux qui restent. La descente de Keller Dover, la poursuite obsessionnelle de l’inspecteur Loki, les fractures morales qui s’élargissent à chaque scène. Villeneuve et le chef opérateur Roger Deakins bâtissent un monde de pluie, de lumière grise et d’intérieurs étouffants qui répond à l’effondrement psychologique au centre de l’histoire. Le scénario a valu à Guzikowski une place sur la Black List et a lancé Villeneuve vers Sicario, Premier Contact et Dune.
Les meilleurs thrillers ne commencent pas par un fracas. Ils commencent par du silence. Puis ils vous le retirent.
Le modèle est gratuit. La tension est à vous.
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